|
|
 |
 |
 |
 |
Bio Jean Michel Cosson
|
|
|
Jean-Michel COSSON (10 Troyes)
né en 1952.
Expositions Atelier du berle- Ervy le châtel 1991. La halle— Ervy le châtel 1993. Salon des Artistes et Peintres Champenois—Troyes 1992/93/94. Exposition personnelle centre les arcades—Troyes 1994. Salon des Artistes Français-Espace Eiffel—Paris 1994. Salon Rosières Salon Ambiance—Troyes 2002. Salon Notorious—Troyes 2002. Lycée Camille Claudel—Troyes 2002. Exposition groupe cic-snvb—Troyes 2003. Exposition "les églises de l'aube"—Saint André les vergers 2003. Rétrospective du centre les Arcades 2004. Centre culturel Gérard philippe—Saint André les vergers 2004. Espace accueil les géraniums—La Chapelle saint-luc 2006. Mai Culturel à Arthonnay—Yonne 2006 Rencontres Internationales du plateau de Maulnes-Bourgogne 2006. Galerie Thuillier- Paris 2007. Maison du xvième - BarSur Seine 2009. L'expo géante-Fouchères 2009. Essoyes-la Roseraie, un siècle après Renoir... 2009. Rencontres internationales du plateau de Maulnes-Bourgogne 2009. Soir des toiles--- Sainte-Savine 2009 . Expo "champêtre" Quincerot-Yonne 2010. Les chevalets d'Essoyes 2010. L'expo géante-Fouchères 2010. Marché de la création-Sainte Savine 2010. Mai culturel d'Arthonnay-2011. Galerie l'Atelier-Montbard 2011.
Jean-Michel COSSON ou : la véritable place d'un peintre qui regarde le silence...
J'ai connu Jean-Michel COSSON "peintre" au seuil des années 70.
A l'époque, son travail, ses recherches, étaient emprunts d'une profonde retenue et il fallait absolument être dans la confidence pour percer l'opacité de ce "black out " désiré.
La barre était donc des plus hautes tant les recherches apparaissaient méticuleuses ! Parfois, cependant, filtrait une petite chose : une pochade, que nous pouvions découvrir "entre deux portes", ou au hasard d'une rencontre; c'était généralement captivant, voire fascinant, les dominantes de tons évoluaient assez souvent vers des lumières froides, les structures fugitives des travaux présentés apparaissaient de manière évanescente mais profondément réfléchie ; elles résultaient d'instants privilégiés du peintre face à son monde intérieur et à ses contradictions.
Pour être clair, on observe une certaine parenté avec les NABIS pour le côté intime, mais avec une force persuasive de l'image distillée et des tensions proches du monde complexe d'HOPPER, sous des climats éminemment denses et interchangeables. On le voit, tout est fait pour empêcher la banalité de s'installer.
TRENTE ANNEES PLUS TARD : les œuvres sont toujours liées au même silence contenu, les techniques des pratiques picturales ayant, bien entendu, considérablement évolué.
Au demeurant, dans l'œuvre, le regard est attiré par une sorte de "travelling/instant ", qui appartient en fait à la spécificité du peintre. Certes, les titres des œuvres sont là, présents, pour jalonner un minimum l'ensemble, mais il apparait clairement que le principal est ailleurs...
L'œuvre ricoche à l'infini, préserve l'émotion afin de maintenir la tension, par le fait, peut-être, d'un éclairage bleu céleste qui l'encourage, d'une impression d'opalescence. Chez le peintre, tout devient chuchotements et confidences ; la réalité des choses apparait comme absorbée dans les méandres d'un temps presqu'immobile. Il convient aussi de conserver le plausible tout en y apportant le maximum d'intensité : l'importance de l'œuvre est plus certainement dans l'écho que dans sa lecture spontanée, nous avons l'impression d'avoir cassé nos montres depuis bien longtemps.
J-Michel utilise assez souvent, dans ses œuvres récentes, des pratiques de transparences doublées de repères pratiquement photographiques, ces derniers confèrent un état de vertige : l'air, la fraîcheur du présent circulent en duo avec les souvenirs incertains du peintre, ainsi l'on s'invite dans le rêve éveillé, avec une thématique d'équivoque présent/passé, ouverte sur les leurres du réel et sur l'imaginaire des suites entrevues...
GUY PEQUEUX
|
|


|
Haut de la page
|
Bio Beatrice Chanfrault / Bio Pierrette Cornu
|
|
 |